Un blog français sur le phénomène Divergent, aussi passionnant que passionné.

Interview de Shailene Woodley par The Daily Beast!

En l’honneur de la faction des Sincères, nous avons le droit à des interviews exclusifs du casting tout au long de la semaine, aujourd’hui c’est The Daily Beast qui nous offre une interview avec Shailene Woodley. Elle parle de Divergent, de J.Law et de pourquoi elle n’a pas accepté d’auditionné pour Fifty Shades of Grey!

Un grand merci à Gaëtan pour la traduction! 

Vous allez devenir très proche de Shailene Woodley.

L’actrice de 22 ans est la star de « Divergente » – une aventure dystopique basée sur une série
de romans pour jeunes adultes à succès de Veronica Roth. Dans le film de Neil Burger, au cinéma
le 28 mars, Woodley incarne Tris Prior, une adolescente vivant dans une société future divisée
en 5 factions basées sur la personnalité. Les parents de Tris font partie de la faction des
Altruistes, mais elle aprend rapidement qu’elle est divergente, ce qui signifie qu’elle partage
les traits de caractère de plusieurs factions. Elle s’engage chez les Audacieux, une faction
composée de personnes courageuses qui protègent la ville. Quand Tris découvre que la dirigeante
des Erudits (Kate Winslet) complote afin de prendre le contrôle de ce gouvernement, et tente de
faire disparaitre la faction des Altruistes, elle s’allie avec l’Audacieux Quatre (Theo James)
pour l’arrêter.

Beaucoup disent de « Divergente » qu’il est le nouveau « Hunger Games ». Les chiffes du box-office
semblent correspondre, ou dépasser, le week-end de démarrage du 1er « Twilight ». Woodley, qui a
déjà apparu danss le sitcom à succès de ABC Family « La vie secrète d’une ado ordinaire », et qui
a reçu les éloges critiques pour ses très bonnes prestations dans « The Descendants » et
« The Spectacular Now » est en train de voir sa côte de star monter considérablement.

Tout au long de cette franche et longue discussion, l’actrice s’est confiée au Daily Beast sur
tout, de « Divergente » à pourquoi elle pense qu’elle et J.Law s’en sortiront très bien.
Quand nous avons discuté récemment de « Divergente à Sundance, nous avons parlé du fait que
l’histoire est tellement pertinente par les temps que nous vivons.

Cela fait partie des raisons pour lesquelles j’ai fait ce film. Il y a tellement d’occasions d’en
parler depuis, le film est tellement métaphorique de la société d’aujourd’hui. L’une des plus
belles citations dans le livre est quand Tris dit « A l’époque, ma mère a fait un choix entre manger
de la nouriture naturellement irriguée et de la nourriture génétiquement conçue. Maintenant, il n’y
a plus le choix, c’est tout ce que nous avons. » Je pensais que c’était tellement fort parce que
nous arrivons à un point où toute l’agriculture est en train de dépendre des graines fabriquées
en laboratoire – ce qui est tellement paradoxal à ce que doit être Mère Nature. Il y a le problème
d’un tyran qui prend le pouvoir et commet un génocide – quelqu’un arrive, choisit une classe précise
de personnes, et les tue en lavant le cerveau d’autres personnes. Il y a le problème d’espionnage
d’autres personnes, et tout cela en même temps arrive maintenant.

C’est vrai. Dans « Divergente », les « Audacieux » sont implantés de puces qui les suivent, ils subissent
aussi un lavage de cerveau afin de commetre un génocide.

C’est fou. Je reviens tout juste de Los Angeles, ou je vis. Mon ami et moi étions en co-voiturage.
On est passé sous un panneau qui faisait beep-beep. J’ai dit « c’est quoi ça ? ». Et elle a dit « oh,
c’est ce nouveau truc que tu peux acheter qui te permet de conduire et ça enregistre avec ces panneaux,
et à chaque fois que tu passe en dessous d’un de ces panneaux, ça te dis que tu es en dessous. »
Il n’y a plus d’intimité ! Il y a des caméras partout, il y a de la technologie partout, tout est sur
Internet. C’est comme « 1984 » (roman de George Orwell, ndt). C’est une époque bizarre pour vivre.
C’est une belle époque pour vivre, mais c’est différent d’avant parce que la technologie est tellement
avancée aujourd’hui, il n’y a vraiment aucun précédent quand il s’agit de notre intimité.
Etes-vous inquiète pour votre vie privée ? Vous êtes sur le point de devenir une énorme star grâce à
« Divergente », et nous avons déjà vu comment la presse britannique a menacé des célébrité quand il
s’agit de les traquer.

Pas vraiment. Le truc avec ma vie privée c’est que je fais juste en sorte que quoi que je détienne
qui soit sacré reste sacré. Ce que je tiens à coeur n’est l’affaire de personne, de la même façon que
quoi que vous chérissiez n’est l’affaire de personne, sauf si vous êtes prêt à le partager. Aussi loin
qu’aille le piratage, je n’ai pas vraiment à me soucier de ça. Je ne suis pas une grosse adepte de la
technologie. Je n’ai même pas de téléphone portable ! Et si j’en avais un, ce serait un téléphone à clapet.
Il y a un plus gros manque d’intimité qu’il n’y a jamais eu, mais il y a aussi un plus gros manque de
camaraderie et de communauté. Je veux dire… Juste demander une direction à des personnes. Depuis que
je me suis débarassé de mon téléphone, je demande aux gens, « hey mec, tu sais comment on va là ? » Je parle
aux gens plus que je ne l’ai jamais fait dans ma vie parce que je n’ai plus cet objet encombrant. Plus
vous vous éloignez de toute cette technologie, plus vous avez de liberté.
J’ai aussi vu une métaphore dans le film quand il s’agit de la faction des Érudits (le clan conservateur,
coincé et capitaliste) et à la faction des Altruistes (la plus orientée social et santé en aidant les plus
faibles par le billet de divers programmes). Les Érudits essayent de prendre les choses en main face au moyens du gouvernement envers les Altruistes à travers des procédés infâmes. On aurait dit que les érudits résistaient
comme des alliés.

C’est le truc avec le livre – il y a tellement de corrélations. La prise de contrôle totale du gouvernement
est une énorme affaire, qu’elle soit de droite, de gauche ou de Tombouctou. A cause de l’état de l’économie,
il y a beaucoup plus de tension en politique maintenant qu’avant. Je n’en connais pas assez sur la politique
pour entrer dans les détails, mais la chose intéressante sur le film est : vous avez 2 très fortes, très brillantes
très investies, très braves femmes – Kate, l’antagoniste, et mon personnage, la protagoniste – mais si vous regardez
cela d’un point de vue objectif, aucun personnage n’est mauvais. Si ce film était raconté du point de vue de Kate,
Tris serait l’antagoniste. Nous ne savons pas ce que sont les intentions de Kate. Oui, maltraiter les gens et
leur dire d’éliminer d’autres personnes, c’est mental, mais Tris assassine aussi des gens. Bien sûre, elle tue
des gens, en se basant sur ce en quoi elle croit, mais elle continue de tuer des gens. C’est « L’art de la guerre ».
Donc c’est difficile de les juger en se basant seulement sur leurs intentions, c’est la question. si les Républicains
ou les Démocrates commencaient à tuer un groupe de personnes, cette action ne dit pas necessairement quelle est
leur intention, mais ça dit jusqu’où ils iront pour se battre pour ce en quoi ils croient.
Vous avez parlé de femmes « investies », et c’est super qu’aujourd’hui, nous ayons ces jeunes femmes protagonistes botter des culs à l’écran – que ce soit « Divergente » ou » Hunger Games ». Quand j’étais enfant, on avait du mal à trouver ça dans ces films, à part dans les blockbusters.

L’une des plus grosses choses que j’ai apprecié est la relation entre le personnage de Zoe (Christina) et mon
personnage. Souvent dans les films, même si vous avez une femme forte, il y a de la jalousie et de l’envie
parmis ses soeurs. Donc vous aurez ce leader vraiment investi, qui est une fille, et ensuite elle a une sorte
de relation envieuse avec une autre femme dans le film. Et dans ce film, il n’y a pas d’envie ni de jalousie –
pas de combats de filles ridicules. C’est tellement un message important à envoyer en cette période de
féminisme parce que, oui, les hommes doivent respecter les femmes, et les femmes doivent être les meneuses dans
les filmms. Mais en même temps, comment attendons-nous des hommes qu’ils respectent les femmes si elles ne se
respectent pas entre elles ? Un gros sujet dans ma vie est la solidarité féminine, et je pense que ce film est
vraiment une bonne représentation de ça – dêtre là et d’en soutenir une autre sans les attaques malveillantes
qui arrivent si souvent dans les films et medias. Tellement de femmes se sentent tellement en colère envers
d’autres femmes.

C’est cool que dans le Hollywood d’aujourd’hui la jeune actrice soit parfois dans les personnages principaux  –dans votre cas, ou dans ceux de Jennifer Lawrence ou de Kristen Stewart – et elles ont des dialogues égaux à ceux de leur partenaire masculin. Ce ne serait jamais arrivé dans l’ancien Hollywood. Comment avez-vous abordé Theo ?

N’est-il pas bon dedans ? On a auditionné beaucoup de mecs, et beaucoup de ces acteurs jouaient des mecs, des
meneurs. Même s’ils étaient bons, ils jouaient toujours ça. Theo marchait et en imposait juste avec sa présence.
Theo est brillant – il est étudiant en philosophie et a voyagé dans le monde avant même qu’il devienne acteur –
donc il a eu une vie bien remplie avant cette industrie, et il ne s’est pas senti comme s’il devait prouver sa
masculinité.

 Avez-vous auditionné pour la scène du baiser ? Était-ce en gros juste vous embrassant un groupe de garçon, et dire « désolé, je le sens pas avec celui-là. »

[Rires] Ca aurait été génial, mais non, ce n’était pas comme ça. Avec Theo, je pense que tout le monde le savait.
Quand on tournait, tout le monde disait « Toi et Theo avez tellement une folle alchimie », mais je ne le réalisais
pas jusqu’à ce que je vois le film. Theo est dedans pour les bonnes raisons. Il est pas dedans pour le glamour,
les gadgets ou l’excès, et moi non plus. Donc on se respecte à se niveau. Nous sommes de bons coéquipiers, et nous
avons les retours de l’autre, et je pense que beaucoup de notre alchimie provient de cela.

Comment avez-vous été prise pour jouer Tris ? J’imagine que vous avez dû vous battre pour ça.

C’est vraiment fou, en fait. La façon dont c’est arrivé était si rapide et facile. J’avais un rendez-vous avec les
producteurs et je leur ai parlé de mes intérêts – ce qui implique des compétences de survie – puis j’ai rencontré
Neil et il a dit « Je pense que tu es Tris. »

Quelles sont ces « compétences de survie » dont vous leur parliez ?

Les producteurs m’ont demandé ce que j’aimais faire de mon temps libre et je leur ai dit que j’étudie comment survivre
dans la nature – comment faire un abri, faire du feu, et créer des armes à partir de l’écosystème – mais je vis dans
une ville, donc ça me fait aussi penser aux compétences de survie urbaines. Parce que c’était vrai après la tempête
Sandy, j’ai eu beaucoup d’amis qui disaient « Je n’avais pas d’eau pendant quelques jours parce que je n’étais pas
préparé », donc après qu’ils m’aient vu étudier les compétences de survie urbaine, ils m’ont dit « c’est cool…
Tu devrais lire ce livre « Divergente ».

Quels genre d’armes faisiez-vous à partir de l’écosystème ?

C’était plus juste si vous êtes échoué dans la nature et que vous devez chasser, pêcher, abattre un arbre, soigner
une blessure légère, c’est ce que vous devriez faire.

Quelle faction choisiriez-vous et pourquoi ?

J’ai volé cette réponse de Veronica Roth, mais je trouvais sa réponse tellement brillante et parafaite : je choisirais
d’être une sans-faction. je ne voudrais pas faire partie d’une quelconque faction et vivre avec des règles spécifiques.
J’aime la souveraineté qui découle des sans-faction. Je choisirais probablement d’être chez les Audacieux, et ensuite
je me fâcherais avec ces règles et j’échouerais exprès pour être une sans-faction.

Et si vous étiez mise dans cette simulation des Audacieux qui provoque vos pires peurs – ou pires paysages – quelles seraient vos pires peurs ?

Je suis l’une de ces personnes qui se libèrent de la peur – comme les hauteurs et les reste. J’adore les choses qui
me font une montée d’adrénaline. Mais la mienne serait probablement d’être dans un sous-marin inondé, des milliers
de pieds sous l’eau, ou d’être dans l’espace. Ces 2 choses sont foireux. Pas question.

Vous avez-vu Gravity ?

Beaucoup de personnes ont vu Gravity et m’ont dit « j’ai presque fait une crise cardiaque ! » Mais je trouvais ça très
beau. Ca ne m’a pas rendu anxieuse, mais ça m’a aussi fait me sentir très reconnaissante que mes pieds soient
sur le sol.

Nous avons aussi discuté au Sundance comment vous étiez presque prise dans « Hunger Games » et comment l’épic rencontre J.Law-Shai n’est pas encore arrivée. Ca n’a toujours pas eu lieu ?

Ça n’a toujours pas eu lieu ! Je la rencontrerais un de ces jours.

Mais nous avons aussi discuté comment vous avez envoyé à J.Law une lettre demandant des conseils avant de prendre le rôle de Tris dans « Divergente ». comment a-t-elle apaisée vos peurs ?

Elle était genre « Des petites choses changerons, mais si tu restes qui tu es, rien ne changera. La grande image
ne change pas. Ca rend juste ta vie meilleure et tu seras tellement reconnaissante pour ça. Ne sois pas stupide,
ne fais pas de sex-tape, ne prends pas de drogue, ne va pas à Whole Food (magasin qui vend de la nourriture biologique, ndt)
le jour de la sortie du film, et tu iras bien ! » Je me disais « je vais adorer cette fille quand je la rencontrerais. »

Est-ce vrai que vous avez refusé la chance d’auditionner pour le rôle d’Anastasia Steele dans « Cinquantes nuances de Grey » ?

C’est vrai. Je ne voulais pas auditionner pour ça. C’est parce que j’avais déjà fait « Divergente » et je savais qu’il
n’était pas question que je fasse plusieurs franchises en même temps, parce que c’est fou. Donc je n’ai pas vu d’intérêt
pour ça.

« Divergente » prend place dans une dystopie et établie un triste portrait de notre futur. Quelles sont vos plus grandes peurs pour la planète ou l’humanité ?

Je n’ai pas de peurs pour la planète parce que je crois que Mère Nature peut prendre soin d’elle-même, et qu’elle
ira bien. Elle est bonne pour la regénération. ma plus grande peur est que les gens ne sont pas en train de réaliser
que nous sommes la nature, et que nous devons penser à ce fait et respecter ce fait. Les gens parlent du réchauffement
climatique, des océans et de la forêt tropicale, et on doit parler de ça. Mais rien ne changera à moins que nous ne
changions nous-même. Ca remonte à toutes ces choses féminines – personne ne respecte les femmes jusqu’à ce que les
femmes commencent à respecter les femmes – et rien ne changera dans la nature jusqu’à ce qu’on commence avec notre propre corps, santé mentale, et bonheur. La race humaine n’ira pas bien si on n’intervient pas maintenant.

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