Un blog français sur le phénomène Divergent, aussi passionnant que passionné.

Interview de Veronica pour ELLE

elle-veronica-roth-de-mdn
Voici  la traduction de l’article d’ELLE:
Veronica Roth, l’auteur de la série  Divergent parle avec ELLE de l’influence de la liste des bestsellers sur ses études, de son passage à la maturité (spoiler alert: elle a eu une phase heavy metal) et de ses projets.
Veronica Roth met au défi Suzanne Collins d’avoir la place de Reine de la Dystopie Young Adult. Sa trilogie suit les aventure de Tris, l’héroïne rebelle, et du beau Quatre, alors qu’ils manœuvre dans un futur Chicago tendu et fracturé, mais dans notre présent, tout semble plutôt idyllique pour Roth, alors qu’elle domine la liste des bestsellers du New York Times avec Divergent et Insurgent, les deux premiers tomes de sa série, respectivement 1er et 2ème, et dont une adaptation est en production, avec Kate Winslet, Shailene Woodley, Ansel Elgort, et Zoe Kravitz, attendue pour mars prochain.
Allegiant, le troisième et dernier tome, sortira dans les librairies le 22 octobre prochain  ; en attendant, elle naviguera sur sa fanbase enragée en sortant quatre nouvelles sur Divergent, du point de vue du mystérieux Quatre, en e-stories.
Oh, et, ouais, elle n’a que 24 ans. ELLE a bavardé avec la prodigieuse Roth sur son passage à la majorité à travers ses romans, sa tournée, et ses projets (et ce n’est pas une crise des 25 ans)
ELLE: Il y a une grande tradition, celle de la littérature orientée vers une plus jeune génération plutôt que vers une cible adulte, comme le travail de C.S Lewis, Madeleine L’Engle. Récemment, des auteurs comme J.K Rowling, Suzanne Collins, et Stephenie Meyer proclamaient un renouveau, avec des adultes lisant du Young Adult. Mais tu es plus proche que ces auteurs, au niveau de ton âge. Est-ce que, d’un façon ou d’une autre, la trilogie Divergent reflète ton passage à la majorité?
Veronica: J’ai écrit ces livres à un moment où je grandissais. Lors ma dernière année d’étude, j’étais sur le point de faire ce que Tris fait, elle prend des décisions sur ce qu’elle veut faire pour le reste de sa vie, et les décisions de Tris sont peut-être comparables à choisir une fac, mais aussi de choisir un chemin de vie.
ELLE: Tu es un peu un prodige, toi qui a obtenu un contrat pour une trilogie avec Harper Collins,alors que tu étais étudiante en dernière année à l’Université Northwestern. Est-ce que cela a tout changé pour toi?
Veronica: J’avais postulé à un programme d’études supérieure, et je me demandais comment j’allais faire pour obtenir un prêt, et je pensais revenir vivre chez mes parents. Puis c’est arrivé, et c’était genre « Oh, tu ne peux pas faire d’études supérieures parce que ça va être un peu over booké pour un moment ». Je comptais faire un Master d’Arts en études bibliques, c’est comme un Master des Divinités mais sans l’apprentissage de l’Hébreu ou du Latin. J’étais vraiment intéressée par la théologie et la recherche académique de questions religieuses, à ce moment là. Je ne sais pas à quoi je pensais parce que je suis tombé sur ce chemin là, sur lequel je suis très heureuse actuellement – je veux dire, comment aurais-je pu penser que ce serait ma vie?

ELLE: Tu t’adresses à la religion dans Divergent et Insurgent à travers le personnage de Tris, qui met constamment ses valeurs en doute. D’où est-ce venu, dans ta propre expérience?

Veronica: Je pense que ce qui se transmet le plus dans l’écriture est une prise de conscience concernant les questions religieuses qui sont essentielles à notre croissance et à notre développement. Même si vous doutez de vous-même et que vous en venez à prendre une décision de ne croire en rien, je pense que ces questions sont importantes. Plus on avance dans les livres, plus il est important pour moi de ne pas envoyer n’importe quel type de message [religieux], subtile, ou manifeste, ou quoi que ce soit. Je ne veux même pas faire de prédication morale. Je veux dire, évidemment, vos croyances à propos du monde influence votre écriture. C’est important pour moi que Tris se pose constamment des question. Elle n’est jamais vraiment sûre de ce qu’elle croit, mais elle avance vers des révélations tout au long de la trilogie, puis s’en éloigne.
ELLE: Est-ce que le première relation amoureuse entre Quatre et Tris est inspirée de ta propre expérience? Tu sembles est prise d’une réel affection pour Quatre.
Veronica: Elle n’est définitivement pas inspiré par quelqu’un. Je ne pense que je voudrais sortir avec quelqu’un qui a autant de secrets [rires] donc ce n’est pas mon partenaire idéal, ou un truc dans le genre. Sa beauté, c’est son mystérieux, et Tris le découvre lentement. Mais c’était important pour moi que leur relation semble réelle, et c’est une des raisons pour laquelle je n’ai pas introduit une seconde potentielle relation ou un triangle amoureux, était que je voulais explorer la façon dont les relations sont mises au défi au fil du temps, de façon à ce que la meilleure façon de le faire se trouve au sein de la trilogie.
ELLE: C’est sympa que tu laisses Tris être indépendante. Je pense que les femmes se perdent dans les grandes histoires d’amour quelques fois.
Veronica: Je pense que le dynamisme renforce ça. Le mots que je voulais mettre en avant dans le comportement de Quatre avec Tris est le respect. Il la respecte tellement que parfois il pense qu’elle est invulnérable. Je pense qu’il créé cette indépendance en elle autant qu’elle le fait.
ELLE: Tu es dans ta vingtaine, et soudain, tu es sous les projecteurs – en tournée, dans des interviews télévisées, etc. Est-ce qu’être sous les feux des projecteurs a influencé ta façon de t’habiller?
Veronica: J’ai récemment développé un sens du style que je n’ai eu l’habitude d’avoir. Je portais une infinité de tee-shirts de groupes quand j’étais au lycée, parce que j’ai eu cette phase où j’écoutais du heavy metal. Mon petit copain du lycée était le leader chanteur d’un groupe, donc j’ai fais partis sur la scène. J’étais un peu frimeuse. J’étais dans le groupe, mais pas indépendamment, seulement comme une partie du système social. Mais je portais les vêtements. Maintenant, je porte des mocassins noirs, des jeans noirs, et un blouson. J’ai deux paires de Dov Martins, et quelques Creepers, vous savez ces chaussures à talons compensés qui deviennent populaires? Ils ont cette semelle bizarre que les gens gothiques portent beaucoup au lycée. J’aime ce truc de grosses chaussures. En fait, porter des mocassins, c’est plutôt rare.
ELLE: Tout le monde veut le savoir, quels sont tes futurs projets?
Veronica: Je vais faire une petite pause. Je prévois toujours d’écrire pour le même type de lecteurs, mais je pense que ça peut me prendre un moment avant de trouver le prochain projet qui ressemblera à Divergent. Je ne veux pas faire quelque chose de plus petit. Je veux ressentir la même chose que le premier tome m’a fait ressentir.
ELLE: Quel est le projet de tes rêves?
Veronica: Si j’étais une écrivain mature, je voudrais écrire un livre qui prend place dans la Roumanie Communiste de 1980. Parce que mon mari et moi avons vécu là bas pendant 5 mois, juste après qu’on se soit marié. L’oncle et la tante de mon mari vivent là bas, depuis genre 14 ans, et ils travaillent pour la communauté du l’art et du théâtre, là bas. Nous avons rencontré beaucoup de gens, et entendu beaucoup d’histoires, et c’était très intéressant, mais je pense que c’est un projet que je vais mettre de côté pour un moment parce que j’ai besoin de grandir un peu.
Source: ELLE
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s